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Un Thème des Œuvres #60 : De vrais cordons bleus !

Vivre des aventures, c’est bien ! Mais il ne faut pas oublier de manger ! Les œuvres suivantes mettent la cuisine à l’honneur !

Écrit par Cam, Khesistos, AfA et Sora.

Le collectif vous propose chaque semaine un nouveau numéro de la rubrique Un Thème des Oeuvres. Le concept est simple : vous faire (re)découvrir des œuvres que nous apprécions sous l'angle d'un thème précis. N'y voyez pas là une sélection parfaite ou la liste des indispensables. Ce sont plus des coups de cœurs qui méritent votre attention et vos remarques, en essayant d'équilibrer la liste avec des situations variées. Nous souhaitons vous présenter des œuvres différentes, venant de nombreux médias et visant un large public. Bonne lecture ou visionnage et surtout, n'oubliez pas : l'important, c'est de prendre du plaisir !

Ratatouille (Film)

Huitième film d'animation des studios Pixar, ce long-métrage d’animation, sorti en salle en 2007, nous emmène au cœur d'un grand restaurant parisien « Chez Gusteau ». L'histoire suit un rat, nommé Rémy (Guillaume Lebon pour la voix française et Patton Oswalt en version originale), un passionné de cuisine à l'odorat surdéveloppé. Hélas, il est rejeté par sa famille et surtout par son frère, un rat gangster. Il va alors se retrouver seul à errer dans Paris et va vivre dans le restaurant cité plus haut. Par un pur hasard, il va tomber sur un commis de cuisine, Alfredo Linguini (Thierry Ragueneau en VF et Lou Romano en VO), qui se révèle n'avoir aucune formation dans le milieu culinaire. Et alors que ce dernier s'apprête à tuer Rémy, qui n'est pour lui qu'un rat errant dans les cuisines de son patron, en le lançant dans la Seine, les deux êtres vont finalement réussir à communiquer et à se comprendre. Le petit rat va alors devenir le ''chef'' d'Alfredo pour que ce dernier se transforme en véritable cordon bleu, le meilleur de tous les cuisiniers parisiens. De plus, il va récupérer le bien qui lui est dû, le restaurant « Chez Gusteau », qui n'était autre que l’établissement de son père. Ratatouille a reçu énormément de critiques élogieuses et a même remporté, en 2008, l'Oscar du Meilleur Film d'Animation. Et c’est justifié ! Ce dessin animé est un concentré de bonne humeur et de saveurs. Il fait découvrir aux petits, comme aux grands, le plaisir de la cuisine, mais surtout ce qu'est la gastronomie française, dont on ne peut être que très fier.

L’Aile ou la Cuisse (Film)

Ce film raconte les mésaventures du directeur d’un guide culinaire Charles Duchemin (Louis de Funès) et son fils (Coluche), artiste de cirque. Cette comédie de Claude Zidi (Banzaï, les Sous-Doués, Inspecteur La Bavure), sortie en 1976, nous plonge dans le monde de la gastronomie. Á l’ère de la cuisine industrielle, des plats préparés, de la nourriture vite ingurgitée, Duchemin & fils bataillent pour transmettre de vraies valeurs, celle du bien-manger, du repas familial, des bons produits. De Funès (affaibli par deux infarctus) et Coluche portent ce film à bout de bras et multiplient les gags réussis. D’autres grands noms du cinéma français de l’époque se joignent à eux tels que Julien Guiomar (Borsalino, La Zizanie, Papy fait de la Résistance), Claude Gensac (l’éternelle Madame Cruchot de la saga Les Gendarmes) ou encore Philippe Bouvard dans son propre rôle pour une joute mémorable entre Duchemin, symbole de la cuisine traditionnelle, et son rival Tricatel, un pur produit de la cuisine industrielle. Une comédie savoureuse !

Yakitate!! Ja-pan (manga)

Kazuma Azuma n’est pas tout à fait un cuisinier mais un boulanger. Son rêve est de créer un pain qui incarnerait le Japon. Il se lance donc dans la conception de nouveaux pains et améliorent ses compétences en participant à des compétitions. Lire un manga sur des boulangers pourrait paraître fastidieux au premier abord mais il n’en est rien puisque l’auteur, Takashi Hashigushi, est un ancien comédien qui prend plaisir à développer son manga à travers des situations complètement délirantes. Par exemple, le juge Ryô Kuroyanagi a un sens culinaire tellement développé que chaque pain qu’il goûte lui provoque des réactions folles, des mimes et des jeux de mots qui permettent au lecteur de deviner la qualité et la complexité du mets qu’il vient de goûter.

Le Festin de Babette (Film)

Les plaisirs de la bouche sont tellement ancrés dans la culture française qu’on en oublie facilement que ce n’est pas une valeur universelle. Un parfait exemple nous en est donné dans le film danois de Gabriel Axel, Le festin de Babette. Ce long-métrage, lauréat de l’Oscar du meilleur film en langue étrangère, et inspiré d’une nouvelle de Karen Blixen, confronte une Française à l’austérité d’un village luthérien du XIXe siècle au Danemark. Fuyant la Commune de Paris, Babette, incarnée par Stéphane Audran, se met au service de deux vieilles sœurs célibataires, filles d’un pasteur décédé. Elle vit depuis 15 ans un quotidien dépourvu de joie, de plaisir et de lumière lorsqu’elle gagne 10 000 € à la loterie annuelle, somme suffisante pour retourner en France. Annonçant la nouvelle à ses employeurs, elle décide de les remercier de l’avoir accueillie en les invitant à un dîner avec quelques villageois. Les grandes manœuvres commencent alors et les habitants voient débarquer par bateaux des cargaisons mystérieuses venues de l’étranger. Babette s’affaire, intriguant chacun par le secret de ses préparatifs. Vient le soir tant attendu et les braves luthériens se retrouvent devant des mets étranges. Méfiants, ils goûtent avec retenue cette boisson à bulles qui n’est pas de la limonade. Les Danois, habitués à leur vie simple, sont perturbés par cet univers inconnu qui se révèle progressivement sous leurs yeux et leurs papilles. Très pesante, l’ambiance finit toutefois par se détendre par la grâce des miracles culinaires que Babette élabore. Les sourires finissent par fleurir sur les visages des invités, les yeux pétillent et la joie vient illuminer l’austère demeure pour la première fois. Parmi les convives, un militaire français de passage se rappelle une soirée dans un grand restaurant parisien où il avait pu déguster pareille succulence. Lui seul a percé le secret caché derrière les fourneaux de Babette. Ancien grand chef de la ville lumière, elle a décidé de dépenser la fortune gagnée à la loterie, non pour financer son retour en France, mais pour importer les meilleurs vins et victuailles et faire découvrir à ces mornes Danois les fastes de la vie parisienne le temps d’une soirée.

N'hésitez pas à laisser en commentaires vos propres choix. Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouveau sujet et d'autres œuvres !

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