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Un Thème des Œuvres #72 : Héros pauvres

Certains protagonistes sont très pauvres, mais cela ne les empêche pas de vivre des aventures et de nous régaler avec !

Écrit par Cam, Mayla, Elesia, Khesistos et Sora.

Le collectif vous propose chaque semaine un nouveau numéro de la rubrique Un Thème des Oeuvres. Le concept est simple : vous faire (re)découvrir des œuvres que nous apprécions sous l'angle d'un thème précis. N'y voyez pas là une sélection parfaite ou la liste des indispensables. Ce sont plus des coups de cœurs qui méritent votre attention et vos remarques, en essayant d'équilibrer la liste avec des situations variées. Nous souhaitons vous présenter des œuvres différentes, venant de nombreux médias et visant un large public. Bonne lecture ou visionnage et surtout, n'oubliez pas : l'important, c'est de prendre du plaisir !

Hana yori dango (Drama)

Tsukushi Makino (Mao Inoue) est une lycéenne comme les autres. Enfin… Comme les autres, perdue parmi d’autres lycéens absolument pas comme les autres, eux, puisque ce sont des gosses de riches pourris gâtés et aux portefeuilles tellement remplis qu’ils ne savent plus quoi faire de leur argent. Et au milieu se trouve la jeune fille, fauchée comme les blés car ses parents ont insisté pour qu’elle entre au lycée Eitoku, aux frais d’inscription absolument faramineux. Pourquoi ? Mais parce que les Makino père, mère et frère cadet n’espèrent qu’une chose : que Tsukushi tape dans l’oeil d’un jeune (et accessoirement beau) et très riche héritier. La jeune fille se prête donc de mauvaise grâce à tout ce cirque, tout en se disant qu’elle est vraiment tombée chez les fous. D’autant plus que lorsqu’on a le malheur de déplaire à l’élite de l’élite, à savoir les F4 (prononcer “f” four, diminutif de Flower Four), menés par le capricieux, violent et irascible Tsukasa Domyôji (Jun Matsumoto), eh bien il faut se préparer à passer de très très mauvais quarts d’heure. Et arrivera ce qui arrivera, Tsukushi, avec son fort caractère, va s’attirer les foudres du grand manitou. Elle, la fille pauvre aux principes bien arrêtés, va devoir tenir le coup face aux maltraitances de ses camarades et en remontrer à ces gosses de riches. Elle aura parfois un petit coup de pouce du plus placide des F4, Rui Hanazawa (Shun Oguri), qui n’approuve pas toujours les actions de son ombrageux ami. Comme vous l’imaginez, l’amour va venir mettre tout ce petit monde sens dessus dessous, mais qui gagnera le coeur de la jeune Tsukushi ? Pourra-t-elle  se sortir de ses problèmes pécuniaires ? Vous le saurez en regardant ce très agréable drama japonais, tiré d’un manga de Yoko Kamio.

Kamisama hajimemashita (Anime-manga)

Nanami Momozono est une jeune fille qui manque cruellement de chance. Son père est un joueur invétéré qui passe son temps à mettre en jeu, et à perdre, l’argent qui fait tourner la maison. En conséquence, notre héroïne est sans le sou. Pour couronner le tout, un jour, son père va aller trop loin et contracter une dette tellement énorme qu’il va se faire la malle pour éviter de la payer et la laisser régler le problème. Du coup, la pauvre se retrouve à la rue. Elle rencontre alors un drôle de monsieur, Mikage, qui lui offre d’aller vivre dans sa maison à sa place et d’en devenir la nouvelle maîtresse. Elle décide de se rendre à l’adresse qu’il lui a indiquée et tombe sur un vieux temple tout décrépit. Là, elle fait la connaissance de Tomoe, l’esprit gardien de l’endroit, un kitsune (esprit renard) au caractère de cochon qui lui fait bien sentir qu’elle n’est pas la bienvenue. Elle découvre alors que Mikage est en fait un dieu de la terre et qu’il a quitté les lieux depuis maintenant 20 ans. Elle va devoir assumer sa charge divine et parvenir à rendre sa popularité au temple afin d’avoir quelques rentrées d’argent, car en effet, Tomoe et les autres gardiens mineurs sont aussi fauchés qu’elle. Comment cette cohabitation se passera-t-elle ? Parfois bien, parfois mal. En tout cas une chose est sûre, on ne s’ennuie jamais au temple. Finie la vie tranquille de fille normale, Nanami va pénétrer dans le monde des esprits et des monstres.

Sans Famille (Roman)

C'est l'heure de sortir vos mouchoirs, les amis. Sans famille est un roman d’Hector Malot racontant l'histoire tragique de Rémi. Ce dernier, orphelin, est d'abord recueilli par une famille sans le sou qui le revendra plus tard à des saltimbanques. Lancé sur les routes de France, Rémi profite du voyage pour retrouver la trace de sa mère biologique.
Cette saga en deux tomes dépeint la pauvreté des campagnes de France à travers des personnes capables de vendre leurs propres enfants pour se nourrir. Rémi rencontrera de nombreux amis pour le soutenir, notamment Mattia mais aussi Vitalis qui a acheté Rémi à ses parents adoptifs. Errant sur les routes, fauché, Rémi est un petit garçon courageux et sa persévérance finira par payer puisqu'il retrouvera sa mère.
Sans famille a été adapté de nombreuses fois au cinéma et à la télévision. L'une des versions les plus connues est le dessin animée franco-japonais Rémi sans famille qui a fait pleurer les chaumières. Il existe également une BD jeunesse retraçant le roman original.

Al Bundy, Mariés deux enfants (Série)

Al Bundy est le héros de Mariés deux enfants. Il est vendeur de chaussures, un emploi régulièrement ridiculisé dans la série car avant tout pratiqué par des jeunes lycéens ou étudiants. Il gagne 3,50 $/heure. Sa femme se moque de lui alors qu’elle ne travaille pas tandis que ses enfants le méprisent, même s’ils lui demandent parfois de l’argent de poche. Même les Rhoads, ses voisins banquiers, s’y mettent en exhibant leurs richesses. En réalité, le personnage d’Al Bundy incarne le début du White Trash, ces Blancs de la classe moyenne qui peinent à faire vivre leurs familles. On pourrait même dire qu’il incarne l’électorat de Trump avec 20 ans d’avance. Il est l’un des premiers personnages Blancs de série à souffrir de la mondialisation. Par exemple, quand il rêve de gagner au loto pour acheter une chaîne de magasins de sport, ce sont ses collègues à peine arrivés aux Etats-Unis qui gagnent et qui rachètent l’entreprise. Al Bundy incarne aussi la classe prolétaire qui doit payer toujours plus d’impôts comme cet épisode où les taxes sur la bière sont augmentées. Ce n’est pas pour autant qu’il reçoit la compassion et le soutien de sa famille. Cela n’empêche pas sa femme de dépenser tout son argent à travers des vêtements ou des babioles promus au téléshopping, ni sa famille de lui faire les poches quand il dort ou quand il laisse traîner son porte-feuilles. Al Bundy est pauvre de tout.

Hawkeye (Comics)

Hawkeye est un super-héros archer devenu extrêmement populaire grâce aux films Marvel et en particulier Avengers de Joss Whedon. Il revient donc sur le devant de la scène dans les pages de comics et va alors avoir droit à sa propre série. Confiée à l’auteur Matt Fraction (Sex Criminals, Civil War ou encore Avengers vs X-Men) et au talentueux dessinateur David Aja, ils vont nous proposer une série sobrement intitulée Hawkeye en 2012, qui va connaître un succès monstre et des critiques plus qu’élogieuses. Pourquoi ? Car les deux artistes vont casser les codes, exit le costume de super-héros, c’est sur l’homme qui se cache derrière le pseudonyme d’Hawkeye qu’ils vont écrire : Clint Barton. On retrouve Clint qui ne travaille plus pour les Avengers. Il n’est plus nourri, logé, blanchi et il doit refaire sa vie en dehors de tout ça, se trouver un toit, payer son loyer et faire ses propres courses. Évidemment, il n’a pas énormément de sous en poche et en plus de cela, les vilains continuent de l’attaquer. Il va vivre dans un vieil immeuble, où il va rencontrer ses voisins, tous plus adorables les uns que les autres et vont lui apprendre la vie réelle, la société à laquelle ils sont confrontés chaque jour. Clint ne peut rester insensible face à des gens comme eux, qu’il va rapidement prendre pour sa nouvelle famille et tout faire pour les protéger. Et évidement, pour cela, il faut reprendre l’arc et les flèches. Mais pas de costume. Il agit au nom de Clint Barton et va batailler au quotidien pour se préserver des attaques, mais également protéger son nouvel entourage. La série va remporter de nombreux prix et ses artistes également, pour leur travail et leur point de vue sur notre société vu au travers des yeux d’un héros qui n’a plus rien, si ce n’est le cœur des gens qui l’aiment et un chien borgne qu’il a surnommé Lucky.


N'hésitez pas à laisser en commentaires vos propres choix. Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouveau sujet et d'autres œuvres !

 

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