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The Gifted : don ou malédiction ?

Alors que la saison 1 vient de s'achever, retour sur la série culte de FX.

Depuis l'an 2000, la Fox a contribué à régénérer le genre super-héroïque et relancer les adaptations de comic book (Non, Blade je ne t'oublie pas) et aura permis à une nouvelle génération de découvrir les mutants de la maison des idées. D'abord fer de lance, le studio aura progressivement perdu de sa superbe. De précurseur, il passera à dernier de la classe avant de connaître à nouveau une embellie ces dernières années avec Deadpool et Logan. Et alors que l'avenir de la franchise mutant est plus qu'incertain, suite au rachat de la Fox par Disney, force est de constater que pour son 18ème anniversaire, la franchise a enfin gagné en maturité.

Elle aura fait un beau parcours avec ses 10 films (13 -14 si on compte les projets à venir, Gambit inclus) et ses 2 séries tv. Et pour bien commencer la célébration de la majorité de la franchise X, ce début d'année nous offre le final season du dernier bébé mutant, j'ai nommé «  The Gifted » de Matt Nix, diffusée sur FX aux États-Unis et diffusée chez nous sur Canal +. Reste à savoir si Fox a appris de ses expériences passées ou s'est encore pris les pieds dans le tapis.

Une saga familiale

La série relate l'histoire de la famille Von Strucker, une famille blanche d'Amérique vivant dans une banlieue assez aisée. Les Struckers ressemble de prime abord à un véritable cliché. Le père de famille, Reed Strucker (joué par Stephen Moyer, très en forme) est procureur, et il lui arrive parfois d'envoyer des mutants en prison puisque cela est légal mais pas forcément moral. Évidemment en plus, il est relativement en retrait dans la famille. Kate Strucker (jouée par une Amy Acker au top niveau), quant à elle, est la maman infirmière, hyper poule, moderne mais parfois dépassée par ses adolescents).

Et enfin, les jumeaux Strucker Lauren Strucker (joué par Natalie Alyn Lind, aperçue dans Gotham) et Andy Strucker (campé par Percy Hynes White qui se bat contre sa coupe de cheveux pour être crédible). Lauren est l'aînée. Elle est belle, intelligente, gentille et populaire. Quant à Andy, c'est plutôt l'opposé : renfermé, mal-aimé et sur la brêche, il est le cliché type de l'ado.

Mais alors que l'on peut penser tout savoir de ces personnages, un petit quelque chose, que dis-je un facteur X, va venir semer le trouble. Eh oui, Lauren et Andy sont des mutants. Ils sont bien plus que ce qu'ils semblent être. L'aînée peut comprimer l’air et le rendre solide, créant ainsi des sortes de champ de force, alors que le cadet semble avoir un genre de pouvoir de répulsion. La famille Strucker n'est donc pas ce qu'elle semble, et cela va vite les rattraper. En effet, dés le premier épisode, la mutanité des jumeaux Strucker est exposée. Leurs parents, leurs voisins, la police, le monde apprennent la vérité suite à un accident provoqué par des pouvoirs mal contrôlés.

Déjà vu ?

Et on la connaît la scène, dans X-men, quand un jeune mutant est poursuivi par une foule en colère ou manque de faire s'écrouler un bâtiment sur des gens. C'est là qu'interviennent les X-men. Mais hélas pour les jumeaux Strucker, point de X-men ou de confrérie mutante pour venir les aider. Et c'est là une des très bonne trouvaille de la série. En effet, les mutants de Xavier ou de Magneto sont portés disparus, ce qui permet aux auteurs d'ancrer leur histoire dans l'univers X-men sans jamais avoir peur d'impacter le canon ou d'être impacté par le canon.

D'ailleurs, il n'est pas clair si la série s'inscrit dans la continuité des films ou non, mais cela importe peu et accorde une liberté créative aux auteurs qui ont alors les mains libres. Mais revenons à Lauren et Andy, l'accident qu'ils ont provoqué devient rapidement « un acte terroriste » selon les médias et les autorités. Cernés chez eux ou sur les réseaux sociaux et bientôt par la police, les jeunes n'auront personne vers qui se tourner à part Papa et Maman Strucker.

Et c'est là où les personnages de Stephen Moyer et Amy Acker brillent. Tout d'abord, la réaction des parents quand ils apprennent la situation est formidable, Kate est totalement dépassée, mais ça ne l'empêchera jamais d'agir et d'essayer de comprendre ainsi que de garder sa famille unie. Pour Reed, c'est plutôt l'opposé. Il est plus que conscient du merdier dans lequel se retrouvent ses enfants et il a beau être procureur, il sait que la loi ne l'aidera pas ici, au contraire. Et alors qu'il était collabo il y a encore peu, en un battement de cils, il décidera de fuir avec sa famille, pour leur bien. Les membres de la famille Strucker deviennent ainsi des fugitifs.

Le flic et les exilés

Qui dit poursuivis, dit poursuivants. Il est alors temps de vous présenter l'agent Jace Turner (interprété par Coby Bell) travaillant aux Sentinel Services. Et nous avons ici encore, une bonne trouvaille de la série. Le Sentinel Service est une agence similaire au FBI mais spécialisée dans la traque et l'arrestation de mutants turbulents ou recherchés (à tort ou à raison). Ce service est né suite aux évènement du 15 juillet, sorte de 11 septembre mutant. En effet le 7/15, comme on dit dans la série, fait référence à une manifestation pro contre anti mutants qui a dégénéré et fait bien des morts. Depuis, l'Amérique ne déconne pas et jette en taule n'importe quel mutant qui pète de travers.

On est loin de l'agence purement maléfique. Le Sentinel Services est rempli de gens qui ne sont pas forcément anti-mutants, mais qui sont pro-sécurité. Et, à la manière dont le gouvernement Bush avait maltraité les droits de ses citoyens avec Guantanamo ou le Patriot Act, le Sentinel Services, dit SS(coincidence?), s'élève comme seul rempart face à des menaces inconnues et dépassant la portée humaine. Et l'agence ne fait pas qu'un clin d'oeil aux Sentinelles du comic book (aperçues dans le film X-men Days of Future Past) puisque ces derniers utilisent de nombreux robots comme éclaireurs, qui rappellent les Sentinelles de l'ère Morrison/Quitely du comic book X-men qui avaient la particularité d’être des robots plus petits, épousant des formes spécifiques à des fonctions, contrairement à la sentinelle classique qui, rappelons-le, est un gros robot géant violet un peu pataud.

Mais revenons à l'agent Turner, ce dernier pourchasse donc la famille Strucker mais il est loin d'être un terminator sans âme. Ce qui est merveilleux avec ce personnage c'est ses contradictions. L'agent Turner a perdu sa petite fille dans l'attentat du 7/15 et s'est fait le serment que ça n'arriverait plus jamais. Il n'est pas anti-mutant, en général, mais si un mutant peut être dangereux, autant l'enfermer dans le doute. Ce n'est pas juste pour le mutant, mais c'est juste pour les autres, du moins à ses yeux.

Mais traquer une famille alors qu'il a perdu sa fille réveille chez lui des doutes. Et on se demandera toute la saison si l'Agent Turner va devenir le plus grand allié des Strucker ou leur pire ennemi. Mais une chose est sûre, cet antagoniste à la personnalité complexe est joué à la perfection par Coby Bell qui nous présente un jeu d'acteur sensible et maîtrisé. Et les SS sont formidables à suivre et offrent une relecture complexe et ambiguë des années Bush.

Children of the atom

N'ayant nulle part où se cacher, et devant se méfier des autres humains qui pourraient les dénoncer par peur ou pur racisme, la famille Strucker est donc livrée à elle-même. Mais à situation désespérée, mesure désespérée, Reed a récemment fait enfermer une mutante recherchée, Lorna Dane alias Polaris (jouée par la magnifique Emma Dumont). Polaris serait le leader d'un groupe de mutants renégats qui s'occupent d'aider les mutants à se soustraire aux autorités.

Récemment, alors que Polaris et son groupe était en train de sauver une mutante, Blink (jouée par Jamie Chung qui est bien mieux ici que dans Dragon Ball evolution), l'agent Turner et les SS ont déboulé, forçant Polaris à les retenir pour permettre la fuite de ses amis. Reed a alors une idée, bien qu'il ait fait enfermer Lorna, il veut rencontrer ce groupe de fugitifs, qui se font appeler « The Mutant Underground » qu'on pourrait traduire par le réseau mutant ou les mutants souterrains. De là à les appeler Morlocks comme les mutants vivant de manière auto-organisée dans les égouts, créés par Chris Claremont dans Uncanny X-men, il n’y a qu’un pas. Reed veut échanger la sécurité de sa famille contre des informations sur le lieu de détention de Polaris. Et cette alliance sera le début de bien des (més)aventures.

Le casting composant ce Mutant Underground est fabuleux. En l'absence de Lorna, c'est Marcos (incarné par Sean Teale) qui est à la barre, aussi appelé Eclipse, ce dernier est le compagnon de Polaris. Il a un sombre passé mais est à présent un idéaliste. Il semblerait qu'avant leur départ, les X-men aient formé le réseau mutant. Marcos se voit donc comme un successeur des X-men et essaiera tout le long de garder le rêve de Xavier en vie malgré le monde compliqué dans lequel il vit.

Mais il n'est pas seul et accompagné par Thunderbird (joué par Blair Redford), le coeur de l'équipe, sorte de grand frère bienveillant de tout le monde il a des sens surdéveloppés avec force et invulnérabilité. Sage, quand à elle, soutient le groupe logistiquement elle analyse les informations mieux que personne, Dreamer (Hayley Lovitt), Shatter (Jermaine Rivers)qui peut transformer la matière en sorte de verre noir et Dreamer (Elena Satine) qui a le pouvoir d'altérer les souvenirs.

Encore une fois, la série montre son amour de l'univers X-men allant chercher très loin, par exemple Shatter est un personnage inédit en France uniquement aperçu dans une poignée d'épisodes d’un comic-book  totalement oublié de 2002 : Morlocks écrit par Geoff Johns. Ce parti pris permettra de pouvoir exploiter les personnages à fond et leur donner un rôle qu'ils n'ont jamais eu la chance d'avoir dans le comic book, avec encore une fois une liberté créative qui semble totale.

Team Matt Nix

Maintenant que les bases sont posées, intéressons-nous aux autres aspects de la série. Vous l'aurez certainement compris, le casting fait des merveilles (non, pas toi Wes) et est bien dirigé, du moins globalement (une pensée pour Andy Strucker qui a des ratés). Intéressons-nous à l'aspect plus technique des choses. Ici nous sommes bien loin de Légion incroyable série de Noah Hawley (Fargo) aussi produite chez FX; qui est un petit bijou révolutionnaire dans le genre super-héroïque se passant aussi dans l’univers X-men. Mais contrairement à son ainé, The Gifted n'a aucunement l'ambition de jouer avec les couleurs, de nous sortir des trouvailles de montages ou du génie de mise en scène. Matt Nix et son équipe se contente d’être clair et classique pour le spectateur.

Passons sur le passage anecdotique de Bryan Singer à la réalisation du premier épisode, pour parler plus global. La série ne révolutionne clairement pas le monde de la tv, ce qui n'enlève rien à son efficacité. Tous les plans sont fonctionnels, sans être trop statiques et il en est de même pour le montage. La production design est efficace et détaillée sans aller dans l'original. Il y a un petit bémol concernant les lieux dans la série qui oscillent souvent entre la base des gentils, le QG des méchants, et quelques rues désertes ou autres hangars et immeubles vides.

Par contre, là où la série surprend, c'est dans les effets spéciaux et l'utilisation des pouvoirs des mutants. Nous sommes ici à mille lieues de Heroes, série de Tim Kring qui, en 2001, lançait le genre super-héros à la télévision en empruntant énormément aux X-men de Chris Claremont, considéré comme LE scénariste d’X-men. Dans The Gifted on se rapproche plus d'un comic book, pouvant aller piocher directement à la source d’origine. Les rayons géométriques d'Eclipse sont une bonne trouvaille et auraient parfaitement leur place dans un comic book tant ils sont visuels. Les pouvoirs de Polaris et Blink sont magnifiquement colorés, et les Strucker, surtout Lauren, valent aussi le coup d’oeil. Les effets numériques sont toujours bien employés et efficace, mais jamais plus.  Quand aux cascades, explosions et autres effets non informatiques, ils sont un peu plus limités mais n'ont aucunement à rougir par rapport des séries comme Flash ou Agents of Shield. La musique est elle aussi plutôt fonctionnelle et même discrète.

The mutants against Trump

Mais le coeur des X-men, c'est bien sûr le racisme. Et qu'est-ce que ces thèmes résonnent fortement dans l'Amérique de Trump. Car en dehors du Sentinel Services, les héros sont cernés par toute une myriade d'autres menaces. Cela va de l'association de vigilance de quartier qui dégénère en foule en colère anti-mutante, à l'ado débile qui poste des photos sur les réseaux sociaux avec son pote Andy alors que ce dernier est fugitif, ou encore à la personne qui détourne les yeux quand un mutant appelle à l'aide.

Bigotterie, délation, haine, climat de peur et emballés médiatiques, c'est bien souvent le visage des humains de la série (bien que je vous rassure, les mutants ne sont pas des saints non plus) et d’une amérique en proie à ses angoisses qui nous est ici dépeinte. En effet, la série prend le même tournant qu’avait pris Agents of SHIELD dans sa saison 4 l’an dernier. À savoir présenter et dresser des parallèles avec une Amérique moderne plus clivée que jamais. La série reprend énormément de codes liés à la représentation des politiques actuelles, et dresse des parallèles avec des évènements comme Charlotteville ou le mouvement Black Lives Matters (notamment avec le personnage de Thunderbird). Un des points intéressants, qui rejoint d’ailleurs le film Logan, est que le Mutant Underground aide notamment des familles mutantes à fuir l’Amérique pour le Canada ou le Mexique. L’Amérique n’est donc plus une terre de promesses mais un cauchemar pour certaines classes. On notera une autre représentation intéressante, à savoir que les mutants devant migrer sont très souvent de classe moyenne ou basses, les quelques mutants aisés représentés dans la série ne rencontrent pas les mêmes problèmes que leurs confrères plus modestes. De là à y voir un commentaire, il n’y a qu’un pas.

On notera aussi que les mutants sont multi-ethniques, blancs, asiatiques, afro-américains, natifs américains ou petite fille bleue, la communauté mutante est cosmopolite. Alors que leurs poursuivants sont souvent des blancs d’âge moyens. Parmi eux, on retrouve aussi des figures politiques d'extrême droite d’un parti appelé Humanity Today, saluant leur militants avec de quasi saluts nazis, qui rappellent certaines des pires tranches de l’électorat Trump. Représentés en deux factions, d’un côté les riches soutiens, lobbyistes et hommes influents ou encore représentants de compagnies pharmaceutiques très intéressés par les expériences mutantes. De l’autre, des soutiens plus modestes qui se cantonnent souvent à hurler des slogans haineux dans la rue, n’ayant même pas le droit d’assister au discours de ceux qu’ils soutiennent. La série essaye de refléter son époque et tout le monde y passe, tout le monde est concerné et donc tout le monde est coupable à sa manière par rapport aux évènements qui se déroulent dans le pays. Ainsi face à l'injustice, les coupables sont clairement désignés et c’est sans compter, ceux qui ne font rien. Ceux qui regardent faire alors que les Sentinel Services affrontent de dangereux mutants qui ne font que se battre pour leur liberté ou leur place dans le monde.

Love at war

Dans The Gifted la question principale qui va servir de coeur et de source de tension dramatique à la série est “comment régler ce conflit mutant/humain “? Aucun camp n'a raison et la majorité ne s'en mêle même pas et soutient  un camp ou l'autre de loin. L'agent Turner n'est ainsi pas le seul à se poser des questions et le Mutant Underground devra lui aussi se poser des questions sur la bonne manière de gérer ça.

Pour revenir à la situation de Lorna au début de la série par exemple. Ok, ça semble logique de la faire s'évader, elle est enceinte, seule, et elle n'a aucune raison morale d'être en prison. Mais que faire du chaos provoqué par une évasion ? Que faire des blessés ? De la destruction matérielle ? L'emballement médiatique suscité créera plus de problème.

Donc il y a une lutte, mais comment mener le combat. C'est le thème centrale de The Gifted. Un camp comme l'autre sera toujours en train de jauger le camp adverse et y verra son reflet comme dans un miroir déformant. Si proche et si différent. Si opposé, alors que chacun veut juste défendre ses proches.

Claremont, mon amour

L'autre grande force de la série, c'est l'adaptation de l'univers d'X-men. La bonne blague c'est que The Gifted ressemble davantage aux X-men de la grande heure que les comics actuels. Ce qui est quand même un comble alors que la série n'emploie que des seconds couteaux ou des fonds de tiroir comme protagonistes.

Mais pourtant, tout y est, les pouvoirs, les thèmes et surtout un côté soap opéra bien dosé. Eh oui, ça a toujours été ça les X-men, en dehors de leur vies de super-héros, c'est aussi des histoires d'amour et d'amitiés. Et The Gifted offre à chaque personnage des relations dynamiques, avec son lot de triangles amoureux et de conflits.

Et ça rajoute du sel, il faut dire, mais ce qui est important avec le sel, c'est le dosage, n'est-ce pas ? Ainsi tout est bien dosé, les couples sont bien écrits et on a jamais ce faux suspense de « se mettront-ils ensemble ? » ou « casseront-ils ? », pas de clichés éculés à ce niveau-là. La famille Strucker est unie et soudée, et les interactions parents-enfants sont très réussies et sentent l'authenticité. L'agent Turner est très bien entouré avec son partenaire et son épouse. Et The Mutant Underground est une famille mais sous tension permanente.

Le Facteur X

Parlons maintenant du dernier grand atout, la mythologie X-men. Cette série se sert bien mieux de l'univers mutant que tout les films X-men réunis. Presque tout est dedans. Mais pour développer il faudra spoiler un peu. Alors avant ça, résumons donc. On a des personnages X-men, on peut se servir de la continuité des films de manière souple ou totalement l'ignorer, on a des tropes (procédés scénaristique et figures de styles) du comic book d’origine, des scénaristes qui s'y connaissent, des personnages aussi attachants que sous Claremont, on a des Sentinelles et des références aux X-men et à la confrérie des mutants.

Cependant, The Gifted ne s’arrête pas là et va continuer de puiser dans les comics books originaux.Mais apprêtez-vous à entrer dans la zone spoiler (du moins si vous vous y connaissez un peu), ça va secouer. Car en effet, la série utilise aussi le Club des Damnés (déjà vu dans X-men First Class), l'adamantium, Fenris Von Strucker,  l'idée d'antidote mutant, l'Arme X, les Stepford Cuckoos ou encore les limiers de l'univers Days of Future Past (des mutants conditionnés par les humains et utilisés pour chasser d'autres mutants). Sortie de la zone spoiler.

En effet, à chaque épisode, la série rajoute une couche à sa mythologie et l'effet dure toute la série, ainsi on ne sait jamais trop quel coin de l'univers X-men on va découvrir à chaque nouvel épisode.  Et c'est tout bénéf pour le spectateur. Les nouveaux découvriront chaque semaine de nouvelles choses, et les fans de la première heure pourront s'amuser à reconstituer le puzzle et essayer d'anticiper les prochains éléments mythologiques à venir à coup de théories.

Alors don ou malédiction ?

Personnellement, à l'annonce de la série je ne misais pas un seul centime dessus. Mais alors pas du tout. Et pourtant la série n'a cessé de me surprendre (si vous êtes entré en zone spoiler, ça vous fera ça en moins). Mais après je ne veux pas vous la survendre : efficace et surprenante, la série reste cependant dans les clous des séries de FX. Ayant même moins de folie que Gotham. Cependant, si la série ne révolutionne pas le genre comme Légion, la série a quelque chose de synthétique par rapport à l'histoire de la franchise mutante.

Il y a clairement de l'amour et de la passion derrière cette série. La série n'est pas gore ou subversive, mais elle a l'avantage d'être du coup visible en famille, entre amis ou en couple. Les 13 épisodes m'ont semblé trop courts, mais objectivement ça a permis de canaliser la série (contrairement à Gotham qui est trop long) et elle est d'ailleurs bien mieux structurée que les séries Netflix (en même temps c'est pas dur).

De plus, la série occupe finalement un espace déjà utilisé de multiples fois par des X-men like, comme Heroes ou Alphas, et elle montre que c'est SON territoire et réussit là où ses prédécesseurs ont échoué. C'est vrai que la différence c'est la mythologie X-men, mais il y a aussi cette vraie qualité sur les thèmes, le message humaniste et les réflexions autour des conflits de la sécurité.

Donc il semblerait que Fox continue sur sa lancée, ajoutant The Gifted à son arsenal. J'ai vraiment hâte de visionner la saison 2 pour voir comment Matt Nix enfoncera le clou et quelles surprises il nous réserve. Allez donc regarder le premier épisode, jeunes prodiges !

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