Pop Fixion

Découvrir et faire découvrir la Pop-Culture

Cela fait bientôt un an que j’écris pour Pop Fixion, en marge de mon blog personnel. Cela fait donc un petit bout de temps que j’explore et rends compte, seul ou en compagnie des membres du collectif Pop Fixion, des œuvres qui m’ont fait passer un agréable moment, qui possèdent des qualités qui méritent d’être relevées, ou qui méritent mieux que de tomber dans l’oubli.

La nouveauté remplace l’ancien, tout se consomme et laisse place à de nouvelles choses, et ont fait très souvent l’impasse (in)volontairement sur des œuvres qui pourraient peut-être susciter notre intérêt. Mais il n’est jamais trop tard pour découvrir quelque chose. Parfois, ne pas suivre la hype et attendre que l’engouement retombe pour mieux apprécier une œuvre est une bonne chose : on se passe des réactions à chaud qui pourraient influencer notre jugement. Et une œuvre n’a pas de date de péremption : il n’y a pas de honte à découvrir Star Wars en 2017 !

Découvrir une œuvre quelque soit le média est une chose. Mais la simple « consommation » qui se résumerait à regarder une fois puis passer à autre chose n’est pas un moyen de complètement s’intéresser à celle-ci. Toute œuvre artistique, telle qu’elle est et quel que soit le média, est le fruit d’un travail, d’une recherche, la réunion de plusieurs idées et influences. Tout comme un rêve n’est pas composé à 100% de choses complètement inédites pour notre cerveau, toute création possède ses influences, ses notes d’intention, ses références, ses messages cachés.

Et parfois, une relecture est nécessaire, ainsi qu’une recherche sur ce qu’on appelle le « trivia ». Loin d’être du temps perdu, s’intéresser au processus créatif est un excellent moyen de développer sa culture générale de la pop-culture, car tout ne se résume pas simplement à « J’ai regardé / vu / joué à ceci ». Par exemple, vous seriez bien surpris par l’influence de l’animation japonaise sur le cinéma de Neill Blomkamp (Elysium / CHAPPiE en tête), ou encore de savoir que Le Mal du Cinquième Élement peut rappeler Azathoth des mythes lovecraftiens.

De fil en aiguille, en décloisonnant toute la pop-culture, en supprimant les barrières entre médias et époques, on peut dresser des parallèles intéressants. Il ne suffit pas de voir la pop-culture comme une pile de choses à consulter pour se divertir, mais plus comme une constellation où chaque élément trouve sa place en orbite, ou au centre d’un système. Certains diront que « tout est lié » et ils ont raison. Et ces liens sauront attiser votre curiosité et vous faire découvrir des choses dont vous n’aviez jusque là pas idée. Ce ne sera jamais du temps perdu, et la découverte progressive des coins reculés de cette constellation pourra aiguiser votre esprit critique, et parfois même apprécier sous un nouvel angle des choses qui vous semblaient - jusque-là - acquises, et dont ces nouvelles découvertes vous feront dire « Ah ouais, c’est bien plus riche que je pensais ! »

De ce fait, toute cette connaissance sera un parfait remède aux derniers reliquats pensant qu’une œuvre est faite « pour des enfants », que le jeu vidéo « est un divertissement abrutissant » qui « n’est pas un art », ou tout autre argumentation creuse qui se base sur un jugement médiatique de personnes n’ayant pas cette curiosité. Car s’intéresser aux petites mains, à cette farandole d’idées qui s’imbriquent en un projet concret, c’est ce qui fait une œuvre artistique, quel que soit son support. Que ce soit un roman ou un jeu vidéo, il n’y a aucune exception !

Mais même si cette curiosité fait naître des recommandations personnelles, encore faut-il savoir donner envie de regarder quelque chose. Car non, avoir un comportement pédant envers autrui car il n’a, par exemple, pas regardé l’intégralité de Kaamelott ou bien en citant constamment des répliques cultes de Lino Ventura pour clore un débat est à éviter. Cela vous rend juste snob, et ce qu’on appelle en anglais un « private jerk circle » est l’exemple type de ce comportement qui va s’avérer répulsif et médiocre. Car au début, chaque membre de ce groupe a peut-être oublié qu’il était lui aussi un profane qui ne savait rien. Et jusqu'à preuve du contraire, on n’a pas la culture innée.

C’est notre travail ici sur Pop Fixion ; sans porter de jugement de valeur sur le public, nous essayons de vous intéresser à des œuvres, de développer cette curiosité. Il faut toujours se dire que ce ne sera jamais du temps perdu. Toute œuvre, bonne ou mauvaise, nous apprend quelque chose. On dit que les goûts et les couleurs ne se discutent pas, mais ils se critiquent. Et c’est avec cette curiosité que vous développerez aussi, sans le savoir, un sens critique. Quand vos opinions se baseront sur d’autres œuvres et feront peu à peu abstraction de votre point de vue subjectif, c’est que c’est réussi.

Mais c’est une envie constante, et pour ça rien ne vaut le dialogue, les podcasts, ou tout autre échange direct ou indirect pour découvrir de nouveaux horizons. Faites des cycles mensuels ou annuels sur un thème, partez d’une œuvre et recherchez, consultez ensuite toutes ses influences.

Soyez curieux et gourmands de pop-culture ! Ne vous contentez pas d’être passif et osez découvrir en dehors de sentiers battus et de la hype. Donnez envie de découvrir et osez faire des rapprochements qui sauront montrer à vos proches qu’aucune œuvre n’est en vase clos ! Le voyage risque bien de vous surprendre, et même de faire naître de nouvelles passions !

1 commentaire

  1. Jeanzugin
    Le 19 décembre 2017 à 00:26

    Hey mais je me lis enfaîte

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